Rouge dans orange
Je n’ai pas peur de me faire plaisir dans tous les domaines. Je crois que le sexe, comme tout plaisir, c’est bien.
Mettre du rouge dans l’orange, c’est choisir les croyances qui me correspondent en ce qui concerne le plaisir et la sexualité. Je peux accepter la croyance héritée de la religion comme quoi le sexe c’est mal, sauf pour procréer, et que cette terre est une vallée de larmes dans laquelle nous nous débattons pour mériter un hypothétique paradis après la mort ; ou je peux adopter la croyance que le sexe et le plaisir c’est beau et bon, et que la vie peut être vécue comme un grand jeu, adoptant ainsi l’attitude du dauphin qui passe vingt pour cent de son temps à survivre, à se défendre et à se nourrir, et les quatre vingt restant à jouer et à faire l’amour.
Mettre du rouge dans l’orange, c’est aussi mettre de la sécurité dans ma sexualité. Ayant découvert ma sécurité intérieure comme étant reliée à la source divine, je sais que je n’ai rien à craindre quand je me sens bien dans une relation. Mais si je ressens un malaise, je ne m’aventurerai qu’avec prudence et vigilance dans des histoires que j’ai vraiment envie de vivre, même si elles me font un peu peur. J’y vais quand même, ayant la conviction que je recevrai les signaux nécessaires pour arrêter une expérience qui pourrait m’être néfaste.
La libération sexuelle de ces dernières année a déculpabilisé la sexualité mais ne l’a pas sécurisée. Or, pour bien vivre l’orange, il faut bien vivre le rouge. Aujourd’hui, les hommes ont peur des femmes et réciproquement. Et les relations sont souvent enfermées dans des jeux de pouvoir, de séduction et de prédation.
Dans ma pratique quotidienne, je rencontre souvent des patients enfermés dans la peur et la culpabilité liées au sexe de par leur éducation.
L’intégration du rouge et de l’orange sont des priorités pour apporter la paix dans toutes nos relations, quelles qu’elles soient.
Intégrer le rouge, c’est savoir reconnaître la vrai peur, celle qui signale un réel danger, et la différencier de la culpabilité.
La peur manifeste un danger, la culpabilité fait référence à une autorité extérieure (religieuse, parentale, politique…) qui dit ce qui est bien ou mal. Se sentir coupable, c’est estimer qu’on a fait quelque chose de mal. Ce mal est-il lié à la loi, ou à une morale dictée par d’autres, ou à ma propre échelle de valeurs ? Je m’efforce de reconnaître l’autorité active derrière ce ressenti et j’accepte ou non de la respecter.
Une de mes règles de vie essentielle est la suivante : quand je sais quoi faire, je fais ce que je sais ; quand je ne sais pas, je respecte la règle, le protocole ou la loi car ils sont le reflet de l’expérience des anciens. Quand je choisis consciemment de transgresser la loi ou la morale en vigueur en me fondant sur ce qui, au plus profond de moi, me semble juste, je risque de me sentir coupable pendant un moment. C’est l’expérience qui me libérera de ce sentiment dès que les faits m’auront permis de vérifier la justesse de cette attitude.
La sécurité et les croyances sont aussi des éléments des plaisirs de toous les organes des sens : plaisirs de la table, de la vue, de l’ouïe, du toucher… J’invite le lecteur à faire ses propres décodages en s’aidant des réflexions précédentes.
Orange dans orange
Je sais me faire plaisir et me donner du plaisir.
J’ose faire la fête.
Je crée ce qui peut me rendre heureux et j’en profite.
Je retrouve un esprit d’enfant qui joue la vie, qui rit, danse, saute, chante et cherche le maximum de plaisirs en allant à la découverte du monde. Il s’émerveille de tout ce qu’il découvre et apprend. Il abandonne ce qui lui procure douleur ou déplaisir pour s’orienter vers ce qui le rend heureux. J’apprends à choisir dans la vie les situations et les gens qui me permettent de me faire plaisir dans le respect de l’autre et de la planète.
Le bonheur est un choix, et il est aussi un devoir. Il n’y a pas de bonheur sans plaisir. Et je suis responsable de ma façon de créer du bonheur et du plaisir.
Tout est possible dans le plaisir créé avec amour.
Jaune dans orange
Je choisis un travail qui me rend heureux.
Je prends plaisir à mon travail.
Le travail est souvent vécu comme un devoir pénible. Il semble que plus nous avons de facilités de production et d’échange, plus nous en sommes esclaves. L’homme a des capacités d’asservissement de soi-même et des autres qui sont incommensurables. Or, le travail correspond simplement au fait de transformer la matière au service de l’humanité et de la planète. Pourquoi cela serait-il nécessairement difficile ou désagréable ?
Je peux décider que mon travail participe à mon plaisir. Je le choisis en conséquence, et pas seulement pour gagner de l’argent. Et même s’il y a toujours dans la vie une part de difficultés et de tâches ingrates, je peux toujours valoriser ce qui est agréable et rendre plus agréable ce qui ne l’est pas. Si je ne peux pas choisir ce qui me plait, je cherche à mette du plaisir dans ce que je suis obligé de faire.
Vert dans orange
Je mets de l’amour dans la sexualité, le plaisir et la fête.
J’aime la vie et ses joies.
Tout est bon dans le sexe, le plaisir et la fête du moment que c’est fait avec amour, c’est-à-dire dans le respect de l’autre, de soi-même et de la planète. Aimer l’autre, c’est lui permettre d’être. Tout plaisir qui apporte plus d’être, est bon et bénéfique. Tout ce qui entraîne de l’aliénation ou de la dépendance est à éviter. Apporter plus d’être, c’est apporter plus d’autonomie, de responsabilité et de liberté.
Cyan dans orange
J’exprime ma joie de vivre.
J’exprime clairement mes désirs et mes envies.
Dans ma sexualité et dans tous les plaisirs de la vie, j’exprime qui je suis. Je ne cherche pas à me camoufler derrière un masque pour plaire parce que je n’ai pas confiance en ma qualité d’être. Je ne joue pas les séducteurs au sens de me cacher pour mieux profiter de l’autre.
Je choisis de faire clairement mes demandes dans tout ce qui peut me faire plaisir, en acceptant que l’autre puisse refuser. J’ose le regarder en face avec amour et lui faire mes propositions dans la lumière. Il est plus simple de dire à quelqu’un : « je te désire, j’aimerais faire l’amour avec toi » que de parcourir des méandres invraisemblables pour arriver à ses fins (ce qui correspond alors souvent dans ce cas à des jeux de pouvoir pour amener l’autre à se plier à ce que je veux).
La sexualité est sans doute le summum du plaisir. Elle touche à la profondeur de l’être et c’est sans doute pour cela que, pour beaucoup, il est si difficile d’être soi-même dans ce domaine. Mais je peux m’entraîner à être clair dans mes demandes pour tous les plaisirs : un bonbon, un massage ou une balade en forêt. Si je ne considère pas a priori le refus de l’autre comme une affaire personnelle, je peux être clair dans mes demandes. Si j’essuie un refus, je formulerai ma demande une autre fois, en d’autres circonstances ou à d’autres personnes. Je reste libre et je laisse l’autre libre.
De même, j’apprends à refuser ce qui me déplaît, sans peur d’être rejeté et sans identifier l’autre à sa demande. Là aussi, je reste libre. Plus je sais respecter ma liberté en prenant ma responsabilité, et plus j’accepte la liberté de l’autre.
Indigo dans orange
Je choisis mes plaisirs consciemment.
Je suis responsable de mon bonheur.
Mettre de l’indigo dans l’orange, c’est mettre de la conscience dans mes plaisirs. Je ne me précipite pas pour assouvir tous mes plaisirs dans l’instant. Je prends le temps de sentir si c’est bon pour moi. J’ai la capacité de visualiser le plaisir satisfait et de sentir comment je suis à ce moment-là. Si je suis bien, heureux, je peux y aller, c’est bon pour moi et donc aussi pour les autres. Si je ne me sens pas bien, c’est que ce n’est bon ni pour moi, ni pour les autres. Si je me sens coupable, il me faut décoder : il y a un interdit ou une obligation, imposés par moi-même ou par une autorité extérieure. A moi de juger si je suis d’accord avec cette autorité ou non. Si je sais quoi faire, je fais ce que je sais ; si je ne sais pas, je respecte l’autorité.
Je suis responsable de mon bonheur. Personne ne peut savoir à ma place ce qui est bon pour moi et je suis responsable de créer ma vie comme je la souhaite. C’est toujours moi qui décide de mes choix et j’en assume les conséquences.
Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations, il n’y a que des expériences dont je tire les leçons. Et ces leçons sont toujours des leçons d’être humain, des leçons d’amour qui s’incarne.
Violet dans orange
Je relie sexualité et plaisirs au divin, à l’amour universel.
J’acquiers la sérénité.
Mettre du violet dans l’orange, c’est mettre la spiritualité dans le plaisir ; c’est mettre de l’amour dans tout ce que je fais ; c’est créer de l’amour ; c’est incarner le divin dans toutes les situations. Lorsque je suis pleinement dans mon plaisir, je suis hologramme de l’univers, image de dieu sur la terre.
Je suis conscient que l’énergie vitale de la sexualité plonge dans la source divine et ouvre tout le corps à la dimension de l’amour universel. Quand je fais l’amour avec amour et avec plaisir, je rayonne de sérénité et de joie et c’est contagieux ! Les hippies des années soixante avaient raison quand ils disaient « faites l’amour, pas la guerre » : c’est une source de paix.
J’apprends à vivre plaisir et sexualité comme étant sources de paix, de libération, d’autonomie et d’amour.









